La phase lutéale

La phase lutéale constitue la seconde partie du cycle ovarien, aussi appelé cycle menstruel, de la femme. Elle débute juste après l’ovulation et fait directement suite à la phase folliculaire. Elle se maintient ainsi jusqu’au début des prochaines règles. Cette phase est essentielle et déterminante dans chaque grossesse : les hormones qui sont sécrétées permettent à l’embryon de se maintenir dans l’utérus. Voici comme la phase lutéale fonctionne.

Un cycle : plusieurs phases

phase lutéale
source: wikipedia

Le cycle ovarien, que l’on appelle communément le cycle menstruel, comporte deux phases principales : la phase folliculaire et la phase lutéale. Elles sont de durées relativement similaires et sont séparées par l’ovulation, qui intervient au milieu du cycle.

Durant la première phase, dite « phase folliculaire », un follicule présent dans un ovaire va grossir, mûrir et finir par laisser échapper un ovocyte parvenu à maturation : un ovule. Cette libération constitue l’ovulation, qui a donc lieu en plein milieu du cycle ovarien. La première phase du cycle permet au follicule de libérer des hormones, qui sont les œstrogènes.

Après cette phase, qui se termine donc par l’ovulation, arrive la seconde partie du cycle : la phase lutéale.

Le déroulement de la phase lutéale

La phase lutéale se décompose elle-même en deux autres phases :

La première phase comprend la transformation glandulaire. Elle a lieu du quinzième au vingt et unième jour du cycle ovarien. Sous l’action de la progestérone (sécrétion d’hormones post-ovulation) et des œstrogènes, les glandes présentes dans la muqueuse utérine gagnent petit à petit en importance.

La seconde phase consiste en la sécrétion glandulaire. Elle intervient à partir du vingt-deuxième jour et se poursuit jusqu’à la fin du cycle menstruel, soit le vingt-huitième jour. Durant cette phase, les glandes ainsi que les petites artères se développent dans la muqueuse utérine. Elle se termine par l’arrivée des règles, ou menstruations (lorsque l’ovule n’est pas fécondé).

Plus précisément, un follicule se rompt après l’ovulation, puis il se modifie et se transforme en une petite glande que l’on appelle : corps jaune. En plus des œstrogènes déjà produits, le corps jaune sécrète la progestérone qui est l’hormone de la maternité. Elle a pour mission de préparer l’endomètre à accueillir l’embryon en nidation.

Lorsqu’il y a fécondation de l’ovule par un spermatozoïde, le corps jaune poursuit ses sécrétions d’hormones pour aider la grossesse à se développer. Dans le cas contraire, la vie du corps jaune prend fin au bout de douze jours. Les taux d’hormones se mettent à chuter et les règles arrivent. En fonction du cycle ovarien, et de la date d’ovulation, la durée de la phase lutéale peut être plus ou moins courte.

Les effets des hormones

Durant la phase folliculaire, la muqueuse utérine s’épaissit sous l’effet des œstrogènes. La glaire cervicale est alors produite par les glandes du col de l’utérus. La glaire cervicale est un liquide visqueux et clair qui favorise l’ascension des spermatozoïdes vers l’ovule.

Lorsque la phase lutéale arrive, la muqueuse de l’utérus se prépare à accueillir l’œuf sous l’effet de la progestérone. La glaire cervicale s’épaissit et devient alors imperméable aux spermatozoïdes.

S’il n’y a pas eu fécondation, la muqueuse de l’utérus se desquamera sous la forme de règles.

Reconnaître la phase lutéale

Pour savoir si l’on se trouve dans la phase lutéale, le plus simple est de réaliser une courbe de température. Celle-ci consiste à prendre sa température chaque matin avant de se lever et de les noter sous forme de courbe. La progestérone fait grimper la température corporelle au-dessus des 37 °C. Le jour de l’ovulation constitue le jour le plus bas sur la courbe des températures relevées.

Par la suite, la courbe reste toujours de 0,5 °C supérieur durant la phase lutéale, soit approximativement douze jours. S’il n’y a pas de grossesse, la température diminue à la fin de la phase lutéale. Le décalage thermique est précédé de vingt-quatre heures par l’ovulation.

Cette courbe permet de confirmer la date de l’ovulation et précise également la durée de vie du corps jaune. Sa qualité pourra en revanche être évaluée par la quantité d’hormones sécrétées.

L’exploration de la phase lutéale

Certains examens peuvent être pratiqués pour explorer la phase lutéale, notamment lorsqu’une femme rencontre des difficultés dans la conception d’un bébé. Un trouble de l’ovulation sera alors recherché dans le cadre d’un bilan de fertilité.

Les ovaires peuvent donc être explorés par l’étude de la courbe de température, l’échographie pelvienne ou les dosages hormonaux.

Le traitement de l’hypofertilité hormonale chez la femme vise à rétablir dans la mesure du possible une ovulation normale. Cela passe alors par la production d’un corps jaune de qualité, dont les sécrétions sont indispensables au départ d’une grossesse.

Différents traitements de stimulation ovarienne existent, mais cela relève des professionnels de la santé. Il est aussi possible de supplémenter la phase lutéale en progestérone par des capsules naturelles de cette hormone.

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